La roue des éléments
Huit flux traversent le monde. Ce ne sont pas des écoles de magie abstraites :
c'est la manière dont le temps vécu s'exprime quand il circule encore — et tout,
dans ce monde, se rattache à l'un d'eux.
Les huit flux et leurs oppositions
Quatre paires d'opposés structurent la roue :
| Opposition | Lecture |
|---|---|
| Feu ↔ Eau | ce qui consume ↔ ce qui dissout |
| Terre ↔ Air | ce qui pèse ↔ ce qui s'arrache |
| Lumière ↔ Ténèbres | ce qui révèle ↔ ce qui recouvre |
| Métal ↔ Bête | l'inerte façonné ↔ le vivant sauvage |
Chaque arbre de combat est ancré dans un
flux ; chaque matéria en cristallise un ; chaque
créature en porte un — et le bestiaire finit par
vous révéler ses faiblesses.
Les synergies en combat
En combat, enchaîner deux sorts d'éléments différents peut
déclencher une synergie : la rencontre des deux flux amplifie nettement le
sort qui la complète. L'ordre n'importe pas — c'est la paire qui compte, et le
journal de combat annonce chaque synergie activée.
| Rencontre | Synergie |
|---|---|
| Eau + Feu | Vapeur |
| Terre + Air | Tempête de sable |
| Lumière + Ténèbres | Éclipse |
| Feu + Terre | Explosion florale |
| Métal + Feu | Forge ardente |
| Métal + Lumière | Lame sacrée |
| Bête + Terre | Furie primale |
| Bête + Ténèbres | Ombre venimeuse |
Toutes amplifient la puissance du coup, certaines plus que d'autres — à vous de
découvrir lesquelles. Une seule fait exception à la gratuité : l'Éclipse, la
fusion des opposés absolus, frappe très fort mais **le lanceur y laisse de son
sang**. Les opposés ne se marient jamais gratuitement. Et deux rencontres
manquent à la table : le feu avec l'eau, le métal avec la bête. Personne, de
mémoire d'érudit, ne les a vues fonctionner.
Un mot de tacticien : varier les éléments de vos matérias serties n'est pas
seulement une affaire de goût — c'est ce qui rend les synergies possibles.
L'affinité des matières
Les savants enseignent que toute ressource de récolte est la matérialisation
mineure d'un flux : le minerai porte le Métal, le vivant — plantes, bois, gibier —
porte la Bête, le poisson porte l'Eau. Et le lieu marque sa matière : ce qui
pousse dans une eau stagnante et sombre en garde l'empreinte, ce que le vent a mis
à nu porte l'Air, ce que le temps a pris dans l'ambre garde la chaleur du jour où
il l'a pris. Les gemmes, elles, ne sont pas du métal : ce sont des flux tassés
jusqu'à devenir visibles.
L'améthyste seule n'a pas d'affinité — et ce n'est pas un oubli. Elle est le
substrat, le dépôt neutre du temps vécu : ce dans quoi les flux se déposent. Lui
donner une couleur reviendrait à dire que le temps est fait d'une des choses qu'il
porte.